Emmanuel et son pointer Dylan
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Mon ami Graziano toujours en pleine forme
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Jean et son setter Tomy du Bois de Balisy
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Une belle journée de chasse
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NÎGER Tialer, CACS meilleur de race Chartre
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Laurick et son setter anglais Basic
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Mon ami Graziano avec son setter Glaukos
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Education d'un Braque Alemand avec Patrick
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Sagesse à l'envol parfaite
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Breton à l'arrêt dans la plaine champenoise
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Lia en séance d'éducation
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Un Setter Anglais dans son parcours
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Après un concours, les juges aux résultats
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Pendant le résultat le silence est d'or
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La longue caravane des Fiels
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Qu'est-ce que la quête de chasse pratique ?

La  quête  doit  mettre  en  valeur la personnalité du chien et le style

inhérent  à  sa  race  sans  laisser   transparaître  aucune  trace  de

dressage.

La  quête  de  chasse  pratique ! A  la  chasse, il  faut un contrôle

absolu  de  son  chien, 60 à 70m autour du maître sont un maximum

pour   la   majorité  des  chasseurs  qui   préfèrent  une  très  bonne

obéissance  à  une  trop  grande  liberté d'action, (je ne partage pas cette philosophie mais cela n'engage que moi).

Cette  quête  restreinte  permet  de servir le chien dans de bonnes conditions sans avoir à courir où à ce précipiter et sans risquer un envol prématuré du gibier. Il  faut  que  le  chasseur  arrive  tranquillement à côté  de  son  chien  à  l'arrêt et le regarde longuement avant de le faire couler. Il ne prend pas de points mais il sert des arrêts. Je  sais  que  beaucoup  de  trialisants voudraient imposer l'idée qu'il faut chasser avec des chiens de concours et faire de ces derniers le modèle du chien de chasse pratique mais je sais également  par  expérience  que  ce n'est pas forcément ce que recherche la plupart des chasseurs, car on  peut  aussi  chasser  par  plaisir  sans  rechercher  ni  la  performance  sportive, ni  la  perfection  du dressage.

Par  contre, ce  qu'il  faut  à  un  chasseur  s'il  veut  acquérir  ce  type  de  chien  c'est retrouver dans la déscendance du trialer la passion de la chasse ; l'intelligence voir le style qu'il a démontré sous l'autorité des  juges  qualifiés. Vous   comprendrez   donc   à   partir   de  la   l'utilité  des  concours   qui   implique  obligatoirement une selection rigoureuse de la part des éleveurs s'ils veulent briller.

La meilleure façon d'obtenir cette quête restreinte est de convaincre le chien que le gibier se trouve très souvent à proximité de vous. Quand  il  est  jeune, lachez  à  son  insu  un  oiseau  près  de  vous et il va l'arrêter dans vos bottes. En  répétant  cette  leçon  assez  souvent on arrive ainsi à l'habituer à chasser dans  un  périmètre  assez  restreint  qu'il   agrandira  bien  sur  un peu plus à la chasse face à du gibier sauvage.

 

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                                                     L'acuité  olfactive

                                                                    du  chien  de  chasse

Dans  le  monde  cynégétique, l'odorat  se trouve considéré comme le maître-sens du chien dont il conditionne  presque  à  lui  seul le comportement en action de chasse et l'aptitude à la recherche Il demeure indiscutable que le nez du chien est un détecteur de molécules. Mais à cette qualité de flair  s'ajoutent  en  particulier, l'instinct  de  son  utilisation  à  la seule fin de recherche du gibier, l'intelligence  et  la  mémoire  qui gouvernent à la sélection des odeurs, la vue pouvant prendre le relais  de  l'odorat  lorsque  la  proie  se  découvre  au  regard et, comme on le verra, bien d'autres facultés encore.

 

L'odorat  apparaît  comme la pièce maîtresse d'un ensemble complexe ou toutes les fonctions physiques et  psychiques  ont un rôle. Son développement se signale par la longueur du museau, siège des fosses nasales. Purement  indicative, cette  notion  n'a  rien  d'absolu et ne signifie pas que la puissance du nez soit proportionnelle à la longueur du museau, cette dernière n'étant qu'un facteur très favorable. D'après les  scientifiques  on  assiste  à une hypertrophie progressive du museau du chien au fur et à mesure de l'amélioration   de   nos  races  canines, ce  qui  est  particulièrement  évident  chez  les  chiens  de  race Britanniques.  

Les   fauves  pourvus  d'un  appareil  olfactif  inférieur  aux  canins  sont  dotés  d'un  museau  plat, mais chassent  surtout  à  vue. Chez  nous  les  mammifères, cet appareil est logé au fond des fosses nasales dans  la  muqueuse  dite  plissée, qui  revêt l'os ethmoïde formant les cornets du nez et vient tapisser les cavités osseuses appelées sinus, véritables réceptacles pour les molécules odorantes !

Des  réactions  physico-chimiques

A comparaison, l'Homme ne possède que peu de cellules olfactives 6 à 10 cm2, et environ une vingtaine de  millions  de  cellules  sensorielles, contre  160 cm2  de  cellules  olfactives  et  plus de 300 millions de cellules  sensorielles  chez  le  chien ! Les  recherches  des  spécialistes divergent et les chiffres donnés ci-dessus  ne  présentent  les  seules  garanties, que celles d'être avancées par des chercheurs (parfois incertains !). Cependant, ont peu affirmer  qu'aucune  odeur ne ressemble à une  autre , pour exemple à la  fin  d'une  journée  de chasse un chien reconnaîtra au milieu de plusieurs pièces identiques de gibier, celle  qu'il a arrêtée et rapportée à son maître. La sensibilité varie énormément d'une odeur à une autre. La   prise   d'émanation, formée   de   molécules   gazeuses  ou  solides, est  l'affaire  des  mucusaqueux recouvrant  les  muqueuses  dans  lesquelles  elles  se  collent  et  se  dissolvent, provoquant  alors  des réactions  physicochimiques. Les  poils  tactiles  ou  vibrisses  sont des îlots riches en cellules sensitives. Véritables  récepteurs  se  présentant  en  minuscules  petits  monticules, ils  portent  de  nombreux poils raides  et  se  trouvent  sur  les  lèvres, les  joues, les  sourcils  et  les moustaches. Ce sont des organes tactiles  d'une sensibilité extrême, secondant les autres sens et permettant de s'orienter dans l'obscurité, de  progresser  dans  une  épaisse  végétation  à  grande  vitesse  en  évitant tous les obstacles (arbres cassés, ruisseaux, trous...)

Et  si  l'on coupe les vibrisses d'un chien, son comportement s'en ressent automatiquement. Mais pas de panique, cela  repousse ! En fait tout ceci ne peut être exploré que grâce à une grande expérience et au recours d'un ofalcomètre qui permet de mesurer la persistance et l'intensité des odeurs.

Les  conditions  météorologiques

Pour  une  première  sortie, un  vent, plutôt d'Ouest à 25/30km/h, avec un peu d'humidité semble parfait. La  végétation, jachères, plantations  à  gibier  et  betteraves  sont  des  facteurs qui aideront à coup sûr votre  jeune  chien  à  se  servir  de  son nez. Les immenses étendues céréalières, tout juste ressemées, seront  alors  l'affaire  des  chiens  entreprenants  et  non  des  jeunes  qui  verront  voler  à  de  longues distances les oiseaux, et dans leurs poursuites trouveront les lièvres.

Les fortes chaleurs sont facteurs défavorables qui non seulement fatiguent précocement votre auxiliaire, et  point  de  détail  très  important, font  varier  les  émanations. Pour  exemple : pour  un  faisan  dont la température est d'environ 25°, avec une température au sol de 30°, c'est la tape assurée !

Mais  c'est en forgeant que l'on devient forgeron ! La différence de température du sol et de l'air ambiant faussera   la   donne, mais   la   faculté   à   s'adapter  de  votre  compagnon  pourrait  vous  surprendre.

Le  grand  froid persistant (plus d'une semaine en dessous de zéro, voire même de moins 4°C) n'est pas non plus favorable au nez du chien. Remarquez ce n'est pas non plus favorable au gibier, et donc il vaux mieux garder les chiens à la maison.

Le  poil, par  nature  est pour tous chiens de chasse très attrayant, détectable de plusieurs manières, au sol, à  vue, visible  longtemps dans la fuite, aussi sur l'émanation, bref à éviter à tout prix pour les chiens d'arrêt la première saison au moins (définitivement pour les sujets réservés à la compétition).

 

Sensibilité,  instinct  et  lignée

Il  n'y  a  pas  grand-chose  à  rajouter  sur  le thème de la sensibilité, qui en dehors du nez, est plutôt un problème  d'ordre  psychique, difficile à corriger. Les chiens sont alors souvent inutilisables en plaine sur du  gibier  naturel  et  sur des " bécasses rotors ". Certains auteurs en ont très récemment parlé, et avec justesse. Parfois, cela  peut-être  le  résultat  d'un  apprenti  dresseur  désireux  d'obtenir une sagesse à l'envol  précocement, alors  que  le  chien  n'est  pas  encore  arrivé  à  maturité. dans  ce  cas  précis un professionnel  remettra  assurément  votre  compagnon  sur  les  bons rails. Au sujet de l'instinct, comme nous  l'avons  vu  plus  haut, il  existe, j'en  suis intimement convaincu. Certaines lignées qui font souvent résonner  leurs  élevages  dans  les  colonnes  des  résultats  concernant  les  valeurs  en  travail  ou en exposition  (ou les deux), reflètent  un  label  de qualité indéniable que personne ne peut discuter. Grand coup   de  chapeau  à  ces  gens, qui  amateurs  ou  professionnels, cultivent  l'excellence ! Pour  finir, et comme  nous  l'avons vu tout ceci reste assez complexe, et le chien, merveilleuse mécanique de chasse, compagnon   de   tous   les   jours, animal  fantastique, passionnant, nous  laisse  encore  une  multitude d'énigmes à découvrir. Parce que depuis que l'homme a domestiqué les canidés et qu'il a créé les races, beaucoup de questions restent là, entre chien et loup...

Les  nez,  tous  égaux  ?

S'il  y  a  bien  un  domaine  ou  tous  les  dresseurs  sont  d'accord, c'est  bien  celui-là. La  réponse  fait l'unanimité : C'est  NON ! Dès  l'âge de trois mois, on peut commencer à distinguer des différences entre les  chiots  d'une  même  portée. Certains utilisent déjà leur odorat pour retrouver une croquette perdue. Néanmoins, cela  peut  aussi  tenir  de  la  précocité, mais  quand  même, l'éleveur averti aura vite fait de repérer  l'éventuel  futur  " Caid ".  Dans  un  avenir  proche, les  chiots  devenus  puppies pourront alors commencer à négocier leurs premiers oiseaux, certains avec plus de réussite que d'autres. Les meilleurs se   serviront   systématiquement   de   leur   nez   et   trouveront   beaucoup   plus   vite   que les autres.

Et  cela  les  passionnera, ce  qui  aura  pour  effet d'accroître leurs motivations, et consécutivement leur expérience  se  fera  à  vitesse  accélérée. C'est  pour  cette  raison  que  les dresseurs et les chasseurs préfèrent ce profil de chien qui semble tout savoir très tôt !

Par  ailleurs, bon nombre de chiens n'ont pas cette précocité, ce qui n'hypothèque en rien leur avenir de chien  de chasse, voire plus, leur plénitude. Je pense que les races arrivent à 100% de leurs capacités à partir  de  l'âge  de  trois  ans, certaines  sont  à  60%  de  leur  capacité  à  deux  ans et d'autres à 80%. Les  sorties  arrivent  très  souvent  à  équilibrer  les choses. Néanmoins, il existe une autre catégorie de chiens  souvent  appelée le grand " CRAC ", celui qui à la naissance a plus de moyens, plus de nez, plus d'envie, d'intelligence, celui  que  tous les dresseurs ou chasseurs rêvent de rencontrer. Ce chien qui est toujours  sur  le  fil  du rasoir, et qui finit presque toujours par l'emporter parce que le génie ne se trompe pas !!! La  nature  est  ainsi  faite, et  quand  parfois  l'on  entend : " votre chien a t-il beaucoup de nez ? Est-il   bon ?   Pensez   donc   s'exclame   le   propriétaire, c'est   le   frère   du   grand   Champion xxxxxx Mais  le  frère  de Mike Tyson n'est-il pas qu'un petit amateur de box ? Rares sont en effet les portées où tous les chiens sont du même niveau, mais rassurons-nous cela arrive ! Et pour cela, rendons grâce aux éleveurs.

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LE PATRON

La photo du jour, un superbe arrêt à patron d'un setter anglais
La photo du jour, un superbe arrêt à patron d'un setter anglais

Le " patron " c'est  le  respect spontané d'un autre chien à l'arrêt. Cela ne devrait pas paraître compliqué dans la tête d'un chien, il arrête je m'arrête et pourtant ce n'est pas simple.

Si la qualité première d'un chien de chasse c'est de chercher et de trouver vous comprendrez bien qu'en couple, s'il  n'y a pas une lutte permanente entre les deux protagonistes, une matinée de chasse ne peut être que triste.

Voyons maintenant comment mener à bien l'apprentissage du patron

Votre  chien " grille " systématiquement le patron. Il faut donc lui apprendre le respect de l'autre car vous qui l'avez ce respect de l'autre, ce genre d'attitude vous contrarie.

Solution : il  vaut  mieux  être  deux  pour  apprendre le patron à un chien à moins d'être particulièrement doué. Considérons donc que vous ne l'êtes pas...avec toutes mes excuses.

Travaillez  en  milieu  ouvert  et  dégagé  ce  sera  plus facile pour tout le monde. Il faut laisser chasser le chien  qui  va  servir " d'appât " et  attendre  que  celui-ci arrête. Votre aide ne s'occupe que du chien qui chasse  pendant  que  vous vous suivez avec votre propre chien en laisse. Cette laisse sera plus longue que la moyenne. Derrière, votre chien trépigne car il est très contrarié de ne pas pouvoir courir comme il le  fait  habituellement. Vous  attendez  l'arrêt  de  l'autre qui viendra d'autant plus vite si vous provoquez l'action  avec  du  gibier  d'élevage  et  endormi  façon  tourniquet  de  TAN. L'arrêt  est  là, devant  vous, approchez  avec  l'étudiant  du  moment. Il  regarde  l'autre, s'énerve, tire  sur la laisse pour faire comme d'habitude  passer  devant, voler l'arrêt et mettre à l'envol éventuellement, par jalousie... Car c'est ce qui se  passe en général. Dans ce cas à vous de jouer sur la laisse par des secousses arrières en opposant votre  force  à  celle  du  toutou. Vous pouvez lui parler comme d'habitude  en lui disant d'une voix ferme, patron, pas  bouger, down  ou  simplement  non  en  fonction des mots qu'il connaît déjà. Quand la laisse n'est  plus  tendue vous pouvez caresser en répétant d'une voix plus douce le mot choisi. Vous ne devez pas  vous  rapprocher  trop  du  chien  à l'arrêt, 10 mètres c'est bien. Plus près et même à cette distance votre  chien  peut  prendre  à  son  tour  l'émanation du gibier. Cela n'a pas d'importance mais comme ce n'est  pas  l'émanation  qui  doit  transformer son patron en arrêt mais uniquement la vue de l'autre, il est préférable  que vous vous ne mettiez pas dans le fameux cône d'émanation dont parlent certains grands connaisseurs. Arrivez  par  un  côté par exemple afin que le vent ne porte pas l'émanation. Si votre élève prend  tout  de  même  cette  émanation  avec  son  concurrent  dans  l'axe, il  apprend  tout  de même à respecter  l'autre tout en percevant l'odeur, ce qui n'est pas forcément gênant. Veillez tout de même à ce que   son   réflexe   se   déclenche   sur   l'image   de   l'autre   chien   et   non   sur   l'effluve   du   gibier.

Ne croyez surtout pas que votre chien comprendra en une seule fois. Malgré tous vos efforts vous aurez l'impression  que  votre chien ne comprend rien et ce n'est pas parce qu'il ne veut pas qu'il ne comprend pas.  

Comment   savoir  s'il  a  compris ? C'est  très  simple  vous  aurez de moins en moins à tirer sur la laisse pendant  l'exercice. Il faut savoir que lorsque le patron est appris de cette manière votre chien à force de répétition  s'arrête  mais  a  pas  une  position  très  tendue, comme celle de l'arrêt. Il respecte parce que vous  lui  avez  appris  mais  cela ne lui fait pas forcément plaisir. Caressez à chaque fois que votre chien amorce  un  semblant  de ralentissement à la vue de l'autre. L'expression de race au patron viendra plus tard   et   toute   seule   sans   que   vous  sachiez  vraiment  pourquoi. Dans  la  tête  de  votre  chien  le cheminement  se  fera  tout  seul : si  l'autre  arrête  c'est  qu'il  y  a  quelque  chose devant. Le chien fait confiance à ses congénères, l'homme aussi mais parfois à tort, le chien jamais.

Votre  auxiliaire  de  chasse semble avoir compris ce que vous attendiez de lui vous le lâchez maintenant en  couple. - L'occasion  de  patron  se présente, il le prend, parfait vous avez gagné. Appuyer le tout de même  au  cas  où  il  aurait  envie  de  monter. Souvent  les  chiens  fraîchement  mis  au patron glissent doucement  vers  celui  qui  arrête, appuyer  alors de la voix et tirez le doucement, par la queue (s'il en a une) quelques mètres en arrière si vous en êtes proche.

- Malheureusement  il " bouffe " ce  patron  dont  vous  rêviez  et  vous avez l'impression d'avoir travailler pour  rien. Il  n'en est rien, le chien a simplement compris qu'il n'était plus attaché et qu'il avait à nouveau tous les droits. Vous le reprenez le plus rapidement possible et vous le remettez à l'endroit ou il aurait du s'immobiliser. Par la peau du dos et sévèrement mais sans énervement.

- Un  autre cas de figure peut se présenter : il amorce le patron mais glisse jusqu'à se placer à 50 cm du croupion  de  son  camarade  de  chasse. Vous  n'avez pas eu le temps d'intervenir parce que l'action se situait  trop  loin  de vous. Dans ce cas aussi vous le tirez par la queue 4 à 5 mètres dans l'axe arrière où la   position  aurait  du  être  prise. Après l'avoir remis en place, restez à côté de lui un moment, caressez longuement  en  employant  gentiment  le  terme  que  vous  employer  habituellement. A  l'inverse  ne lui cherchez  pas  systématiquement des excuses comme le font souvent les maîtres qui débordent souvent de tolérance...

Votre  chien  peut  très  bien  voir  sans que vous vous en aperceviez. Il peut aussi éviter l'autre chien de façon  tellement  intelligente  et  imperceptible  que  vous  ne  le remarquerez peut être pas tout de suite. En  principe  cette  attitude  ne dure pas. Quand il voit un chien à l'arrêt votre apprenti peut aussi couper systématiquement  ses  lacets  pour  ne  jamais  venir  au  contact. Vous  pouvez  observez le manège et attendre  autant  de  temps  que  vous  le  permettra  le chien qui tient l'arrêt mais pour couper court à la séance arrêtez votre chien et ramenez le vers l'autre en le ramenant calmement en laisse, à l'endroit qui vous  semble  opportun  et  où  il  aura  du patronner. Positionnez vous à côté de lui, arrêtez vous quand vous  êtes  certain  que " l'arrêteur " est  dans le point de mire et caressez toujours. A force de répétition vous obtiendrez le résultat cherché.

Vous l'aurez compris pour accomplir ces exercices il vous faudra un compagnon de route d'une patience à toute épreuve avec un chien parfaitement mis. Si tel n'est pas le cas vous raterez quelques séances et le  travail  sera  plus  long  votre  chien commence à patronner vous irez vous positionner à côté de lui le plus  rapidement possible. Ensuite votre pas se fera plus lentement pour abuser de son impatience et de juger de cette manière son envie de tenir.

Le " blinkage " (refusé) du  patron  peut se concrétiser d'une autre manière. Dès que le concurrent est à l'arrêt et que votre chien l'aperçoit il abandonne sa quête et revient vers vous. Dans ce cas vous courrez vers  lui, vous  le  positionnez  regardant  l'autre  et  vous  caressez  en employant le mot que vous aurez choisi qui peut être " patron " pas bouger ou autre.

Sachez  aussi  que  le  patron s'apprend en dernier dans la vie d'un chien et que si un dressage de base n'a  pas été réalisé avant (rappel, obéissance parfaite, sagesse sur gibier) votre travail risque d'être plus compliqué et il sera préférable pour vous de chasser seul.

Abordons maintenant le cas ou votre chien patronne naturellement car cela arrive et c'est un don du ciel que  vous  devrez  savoir  exploiter. Naturellement  des  chiots qui jouent dans un parc d'ébat peuvent se patronner  mutuellement. Ce  jeu  se  prolonge  par  un  coulé et puis un bondissement qui se termine en roulade  générale. C'est  un  amusement  pour  eux  qui peut vous permettre d'estimer le travail qui vous attendra plus tard.

Quand  vous  êtes  en  action  de  chasse et que votre chien patronne naturellement il faut bien entendu aller  à  votre  chien, le  caresser, l'empêcher de monter sur l'autre chien comme il est expliqué plus haut. Vous  gagnerez  un  temps  fou  et  ce  qui  est  écrit au dessus ne sera pas pour vous. Peut être tout de même  pour  votre  chien suivant. Tout comme l'arrêt, le patron quand il est naturel doit s'entretenir car il peut s'estomper plus la passion augmente.

Veillez, en  revanche, à  ce  que votre chien ne se contente pas de ce comportement sans jamais passer devant  l'autre  et  en  évitant  toutes  les  initiatives  car  le  patron  naturel  peut  devenir  une  sorte  de domination. Si  tel  est le cas et que vos accompagnants, homme plus chien " sont d'accord, lâchez votre chien  d'abord  seul. Laissez  le  prendre quelques arrêts pour lui redonner l'envie de monter chercher le gibier. Remettez  le  en  couple  seulement  ensuite  et  plus  tard  dans  vos sorties, alternez le solo et le couple.

Voila  le  tour  du  sujet  doit  être  fait, cependant  il  ne  faut  pas  cacher  que maintenant le patron peut également  être  appris  avec  les  moyens  modernes  que  sont les colliers électroniques. Si la méthode décrite  dans  ces  lignes  ne  risque pas de faire trop de dégâts sur le mental de votre compagnon je ne suis  pas  certain  qu'un  doigt  trop  lourd  sur  le  bouton  ne  cause  pas  des dommages irrémédiables. Le collier comme l'alcool... avec modération.

Quoi  de  plus  beau  qu'un  couple  de chiens qui chassent en harmonie en se respectant mutuellement. Quand les chiens ont compris cela, les hommes, parfois, n'y sont pas parvenus.